Rentrée numérique : comment anticiper les nouvelles stratégies de phishing ?

  • Plus de 453 000 atteintes numériques ont été enregistrées en France en 2025[1]
  • Les Français sont confrontés à 198 tentatives d'arnaque par an en moyenne, soit près d'une tous les deux jours. [2]
  • En France, 71 % des membres de la génération Z déclarent avoir été victimes d'une arnaque au cours des douze derniers mois. [2]
  • 41 % des consommateurs se sentent exposés au risque cyber dans les années à venir. [5]
  • 47 % des consommateurs se disent intéressés par des solutions de protection de l'identité numérique, mais seulement 9 % en disposent. [5]
  • Le cyberrisque reste la préoccupation n°1 des entreprises selon l'Allianz Risk Barometer 2026.

 

Femme âgée assise sur son téléphone portable

Les campagnes de phishing ont considérablement évolué ces dernières années.

L'époque des emails remplis de fautes d'orthographe est largement révolue. Les fraudeurs exploitent désormais les informations disponibles en ligne, nos habitudes numériques et les capacités de l'intelligence artificielle pour produire des messages convaincants et personnalisés.

Selon F-Secure, 89 % des usages de l'intelligence artificielle par les cybercriminels visent à améliorer la qualité et la crédibilité de leurs contenus frauduleux[4] .

Cette évolution rend la détection plus complexe. D'ailleurs, 84 % des personnes interrogées estiment que l'IA complique la distinction entre les contenus authentiques et les contenus frauduleux[4].

Le phishing est devenu avant tout une affaire de manipulation et de confiance. Les cybercriminels cherchent à reproduire des situations familières : confirmation de réservation, notification bancaire, remboursement, livraison ou demande urgente d'action.

Le phishing ne passe plus uniquement par l'e-mail.

Les canaux privilégiés par les fraudeurs sont désormais ceux que nous utilisons tous les jours.

En France, les principales voies d'approche sont[2] :

  • les SMS (64 %)
  • les appels téléphoniques (59 %)
  • les e-mails (56 %)
  • les applications de messagerie (31 %)
  • les réseaux sociaux (27 %).

Les plateformes les plus citées sont Gmail, WhatsApp, Facebook, Instagram ou encore Outlook.

Pour les voyageurs, les automobilistes ou les consommateurs, les scénarios sont nombreux : faux remboursements de billets, fausses compagnies aériennes, messages liés aux péages, notifications de livraison ou faux services clients.

Jeune femme dans les transports en commun en train de regarder son téléphone
Jeune femme soucieuse chez elle sur son téléphone portable

Contrairement aux idées reçues, le phishing ne touche pas uniquement les personnes peu familières avec le numérique.

Les études montrent au contraire que les jeunes générations figurent parmi les populations les plus exposées, car plus présentes sur une multitude de plateformes en ligne. Selon Global Anti-Scam Alliance (GASA)[2], en France, 71 % des membres de la génération Z et 69 % des Millennials déclarent avoir été victimes d'une arnaque au cours des douze derniers mois.

Mais les cybercriminels ne ciblent pas un profil particulier. Leur objectif est avant tout d'exploiter des comportements, des habitudes et des moments d'inattention.

Le paradoxe est d'ailleurs frappant : 62 % des Français se disent confiants dans leur capacité à reconnaître une arnaque, alors que 54 % déclarent avoir pourtant été victimes d'une fraude au cours de l'année écoulée.

Cette surconfiance peut parfois réduire la vigilance face à des attaques de plus en plus sophistiquées.

La cybersécurité est désormais une préoccupation largement partagée.

Selon les données Allianz Partners[5], 41 % des consommateurs se sentent exposés au risque cyber pour les années à venir.

Pourtant, certaines pratiques à risque demeurent répandues : 60 % des consommateurs reconnaissent utiliser des réseaux Wi-Fi non sécurisés, malgré les risques associés à ces connexions.

Ce constat souligne l'écart qui subsiste entre la conscience du risque et l'adoption effective de comportements protecteurs.

Homme âgé avec son ordinateur portable sur le quai d'une gare
Couple inquiet au téléphone avec leur carte de crédit à la main

Au-delà des pertes financières, les conséquences des cyberarnaques sont souvent psychologiques et émotionnelles.

Selon le rapport de Global Anti-Scam Alliance (GASA) France[2] :

  • 67 % des victimes déclarent avoir ressenti du stress après l'incident
  • 40 % évoquent un impact modéré à important sur leur bien-être
  • 23 % disent être devenues plus méfiantes vis-à-vis des outils numériques
  • 32 % affirment être devenues plus vigilantes après avoir été victimes d'une fraude.

Ces chiffres rappellent que les cyberattaques ne sont pas uniquement un sujet technologique : elles affectent également la confiance et la sérénité du quotidien.

Face à des attaques toujours plus sophistiquées, quelques gestes simples permettent de réduire considérablement son exposition :

  • Vérifier systématiquement l'identité de l'expéditeur : une adresse e-mail, un numéro de téléphone ou un profil inhabituel doivent toujours éveiller la vigilance.
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  • Prendre du recul face à l'urgence : les fraudeurs cherchent souvent à provoquer une réaction rapide en évoquant un paiement bloqué, un remboursement ou un compte à sécuriser.
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  • Contrôler les liens avant de cliquer : privilégiez l'accès direct au site officiel plutôt que les liens reçus par SMS, e-mail ou messagerie.
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  • Activer l'authentification à deux facteurs : cette protection supplémentaire limite les risques même en cas de compromission d'un mot de passe.
  • Maintenir ses appareils à jour : les mises à jour corrigent régulièrement des vulnérabilités exploitées par les cybercriminels.
Homme sur son téléphone regardant ses messages
Utilisateur vérifiant une connexion sécurisée sur un smartphone grâce à une authentification par mot de passe à usage unique, illustrant la cybersécurité, la protection de l’identité, la vérification de compte et l’accès sécurisé aux services en ligne.

Même avec de bons réflexes, certaines tentatives de fraude restent particulièrement difficiles à identifier.

Cette réalité se reflète également dans les attentes des consommateurs. Selon les données du Customer Lab d’Allianz Partners[5], 47 % des consommateurs se déclarent intéressés par des solutions de protection de l'identité numérique, mais seuls 9 % disposent d'une protection dédiée.

Pour accompagner les utilisateurs dans leur vie numérique, Allianz Partners propose allyz Cyber, une solution conçue pour aider à prévenir certains risques, détecter les menaces potentielles et accompagner les utilisateurs en cas d'incident cyber.

Cette approche s'inscrit dans une vision plus globale de la protection : prévenir, assister et accompagner avant, pendant et après un incident.

Face à des cybercriminels toujours plus inventifs, la protection numérique ne se limite plus à réagir après un incident. Elle repose avant tout sur l'anticipation, la prévention et l'accompagnement. Cette réalité se retrouve également dans le monde de l'entreprise : selon l'Allianz Risk Barometer 2026, le cyberrisque demeure la première préoccupation des entreprises françaises et mondiales. 

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  • Une conviction qui guide Allianz Partners dans sa mission : aider chacun à évoluer dans un monde numérique avec plus de confiance et de sérénité


Qu'est-ce que le phishing ?

Le phishing, ou hameçonnage, est une technique de fraude qui consiste à se faire passer pour une organisation de confiance afin d'inciter une personne à communiquer des informations sensibles, comme ses identifiants, ses données personnelles ou ses coordonnées bancaires. Les cybercriminels peuvent utiliser des e-mails, des SMS, des appels téléphoniques ou les réseaux sociaux pour mener leurs attaques.

Pourquoi les attaques de phishing sont-elles de plus en plus difficiles à détecter ?

Les fraudeurs utilisent désormais l'intelligence artificielle, les données disponibles en ligne et des techniques de personnalisation avancées pour rendre leurs messages plus crédibles. Selon F-Secure[4], 89 % des usages de l'IA par les cybercriminels visent à améliorer la qualité et la crédibilité de leurs contenus frauduleux.

Quels sont les canaux les plus utilisés par les cybercriminels ?

Le phishing ne passe plus uniquement par l'e-mail. En France, les escrocs utilisent principalement les SMS, les appels téléphoniques, les e-mails, les applications de messagerie et les réseaux sociaux. Les plateformes comme Gmail, WhatsApp ou Facebook figurent parmi les canaux les plus fréquemment cités. [2]

Quels sont les bons réflexes pour se protéger ?

Quelques mesures simples permettent de limiter les risques : vérifier l'identité de l'expéditeur, se méfier des demandes urgentes, contrôler les liens avant de cliquer, activer l'authentification à deux facteurs et maintenir ses appareils à jour.

Que faire si vous pensez avoir été victime d'une tentative de phishing ?

Si vous recevez un message suspect ou pensez avoir été ciblé par une tentative de phishing, quelques réflexes peuvent vous aider à limiter les risques :

  • Signalez le message frauduleux sur la plateforme officielle de signalement des contenus illicites : http://www.internet-signalement.gouv.fr/.
  • Supprimez le message suspect et pensez à vider votre corbeille afin d'éviter toute interaction involontaire ultérieure.
  • Dans un contexte professionnel, informez rapidement votre service informatique ou votre responsable cybersécurité avant toute suppression définitive, afin qu'ils puissent effectuer les vérifications nécessaires.
  • Si vous avez communiqué des informations bancaires ou constaté une opération suspecte sur votre compte bancaire, contactez immédiatement votre banque afin de faire opposition.
  • Si vous avez transmis un mot de passe, modifiez-le sans attendre, ainsi que sur tous les autres comptes où vous utilisez le même mot de passe.
  • Consultez la plateforme cybermalveillance.gouv.fr, qui propose des recommandations adaptées aux particuliers comme aux professionnels et accompagne les victimes dans leurs démarches.
  • En cas de doute ou de besoin d'accompagnement, vous pouvez également contacter le service Info Escroqueries, dédié à l'information et à l'orientation des victimes potentielles.